La CAMIEG gère la branche Maladie/ Maternité des agents des IEG

Si votre conjoint, Agent des IEG, est décédé et que vous percevez une pension de réversion, vous pouvez demander votre affiliation à la CAMIEG pour la part complémentaire. Les cotisations sont, quoi qu’il en soit, prélevées sur votre bulletin de pension.
Le régime des IEG est adossé à la Sécurité Sociale pour l’assurance maladie. La CAMIEG sert les prestations pour le compte du régime général et un régime complémentaire de haut niveau.

Une couverture supplémentaire maladie pour les actifs (CSM A) est obligatoire dans le cadre d’un accord de branche. Les inactifs en sont exclus. Pour rappel, les employeurs ont refusé d’apporter leur contribution financière aux retraités, malgré les interventions des fédérations syndicales lors de la négociation sur la couverture supplémentaire maladie des salariés de la branche en 2011. Pour les retraités, la CSM R est un contrat de groupe à adhésion volontaire mis en place par la CCAS.

Les pouvoirs publics s’entêtent à vouloir réduire les moyens financiers de notre régime maladie, à diminuer le nombre d’antennes Camieg, à supprimer des emplois, à geler des emplois vacants et à supprimer les moyens de poursuivre notre politique de prévention des risques pour les actifs et les retraités.

Le Conseil d’Administration des Yvelines votera au prochain Conseil d’Administration une motion pour soutenir la Camieg. Pétition en ligne et à la CMCAS des Yvelines.

La CAMIEG a obtenu des avancées en mai 2018 :
-Récupération de l’accueil téléphonique des assurés,
-Maintien des moyens nécessaires au développement de notre politique de prévention et d’éducation à la santé,
-Circuit simplifié pour les demandes d’ententes préalables qui généraient de nombreuses anomalies et des restes à charge parfois très élevés pour les assurés,
-Prise en compte de Mayotte avec moins de suppression d’emplois.

D’autres sujets sont encore bloqués, comme le financement du projet de la SCIC de Richerand qui serait accepté à condition de renoncer aux emplois nécessaires à la reprise de l’accueil téléphonique…

Nous devons encore gagner en amélioration des prestations et limiter les augmentations des cotisations.
Mais au-delà des revendications immédiates.

La lutte doit s’engager pour la reconquête de notre Sécurité Sociale, pour la CAMIEG et la couverture surcomplémentaire. La bataille est nécessaire et vitale. Le poids de la tutelle nous a dépossédé d’une véritable gestion démocratique et rend de plus en plus improbable l’exercice d’une véritable solidarité.

Malgré les dangers évident, nous ne parvenons pas à mobiliser à un niveau suffisant les actifs et les retraités pour la défense de notre protection sociale.
evenir sur l’égalité de traitement et la participation des entreprises au financement pour les actifs et les inactifs.

La Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) de la Camieg n’a toujours pas été signée entre le président de la Camieg, son directeur et le ministère des solidarités et de la santé. Son budget a bien été voté mais son exécution repose sur la règle du fonctionnement budgétaire par 12ème, aussi la Camieg fonctionne depuis quelques mois en mode dégradé.

La Sécurité Sociale

En règle générale, la « Sécu » est tellement présente dans notre vie quotidienne qu’elle en devient presque invisible. Du coup, les enjeux et la lutte entre des intérêts antagonistes n’apparaissent pas clairement. Le « trou de la sécu », les fraudes et les abus contribuent également à démobiliser et à culpabiliser les citoyens. Concernant les frais de gestion de la Sécurité Sociale, son coût de fonctionnement représente 3% de son budget, contre 20% pour les mutuelles et autres complémentaires privées.

Nous devons en finir avec cette fable libérale du « trou de la Sécu » :

-Le déficit de 6 milliards d’€ de la Sécurité Sociale n’est rien comparé à ces 470 milliards d’€ engagés. Cela représente 1,3% de déficit global, soit un budget très sain et répondant aux critères de Maastricht.

-Le gel des retraites a fait perdre 11 milliards d’€ à la protection sociale. En 2015, 27 milliards d’€ d’exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires privent la Sécu de ressources et contribuent à tirer vers le bas les salaires.

-Les burn-out et surtout le recul de l’âge de la retraite créés des dépenses liées aux arrêts maladies. Tout indique que ce n’est qu’un début. Les salariés n’en peuvent plus et pire les 60-64 ans, plus cassés au boulot, s’arrêtent plus souvent et plus longtemps que l’ensemble des salariés.

-Ce sont 326 milliards d’€ de revenus financiers (dividendes + intérêts) qui échappent aux cotisations pour la protection sociale. Selon la cour des comptes, c’est entre 20 et 25 milliard d’€ de manque à gagner à cause du travail dissimulé et des fraudes aux cotisations.

-L’égalité salariale entre les hommes et les femmes générerait des cotisations supplémentaires. Pour la Caisse Nationale d’Assurance vieillesse cela aurait représenté 10 milliards d’€ dès 2020.

-La protection sociale est spoliée du fait de la sous-déclaration des accidents de travail et des maladies professionnelles. Le seul coût des cancers professionnels non reconnus est évalué entre 3 et 7 milliards d’€.

- La taxe ou « vignette automobile » en direction des personnes âgées n’a jamais été reversée à la Sécu selon le rapport de la Cour des Comptes. En 2014, le déficit de la Sécu était de 9,7 milliards d’€. En soustrayant le seul total des taxes, au prétendu « trou », nous aurions eu un excédent d’environ 8,3 milliards d’€.

Les dépenses de santé représentent en France 11,5% du PIB contre 17% du PIB aux USA selon la Banque Mondiale, avec des résultats sanitaires incomparables, une espérance de vie supérieure, une mortalité infantile très inférieure et enfin une garantie d’accès aux soins bien mieux respectée.

Le système de santé socialisé et solidaire est plus efficace et moins coûteux qu’un système privé !

Le gouvernement remet en cause le monopole de la Sécurité Sociale. La question d’une députée, publiée au J.O. le 27 mars 2018, est de savoir quelle est la position de la France alors que depuis 1994 « sur la base d’un ensemble de règles communes […] chacun peut choisir son organisme assureur dans son Etat ou dans un autre Etat de l’Union. » La réponse à cette question est celle d’Ambroise Croizat : « Seule la gestion par les travailleurs de leur système social garantira le droit à la santé pour tous ». Le système français, avec la Sécurité Sociale, est une conquête du peuple et elle est plus que jamais moderne. Les moyens existent pour développer un système public et solidaire de soins répondant aux exigences du 21ème siècle et aux besoins vitaux de la population.

La consommation de soins et de bien médicaux est évaluée à 198,5 milliards d’euros en 2016. C’est un marché fabuleux que les entreprises veulent s’approprier et que le gouvernement souhaite leur livrer en totalité. Cela revient à soumettre l’ensemble de la société française aux exigences de la loi du profit. Exiger que les hôpitaux augmentent leur « rendement » et réduire leur budget c’est interdire l’accès à des soins de qualité pour tous.

Les citoyens ne cessent d’être dépossédés du principe d’auto-gouvernance de leur protection sociale et de son financement. Pourtant il s’agit de notre salaire socialisé et nous démontrons qu’il pourrait être excédentaire !!!

La Commission Communication

À Propos dacunhap